A-t-on le choix de ne pas travailler?

A-t-on vraiment le choix de ne pas travailler?

Depuis quelques décennies, un combat est mené pour obtenir l’égalité homme/femme dans les entreprises mais également dans les foyers. De mon côté, je suis ravie d’avoir pu mener la carrière que je souhaitais sans encombre. Vous me connaissez entrepreneuse dans l’âme mais au fond, je me pose une question : Ai-je vraiment le choix de ne pas travailler?

Le statut de la femme en France gagne du terrain d’année en année. Au XXème siècle, elles ont obtenu le droit de vote en 1944 et l’autorisation d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de son mari en 1967, autant dire très tardivement comparés aux autres pays. Chaque année, de nouvelles mesures sont ainsi prises pour permettre aux femmes d’exercer un métier dans de bonnes conditions matérielles, financières et familiales.

Les raisons de l’expansion de l’activité professionnelle féminine

Un peu d’histoire

Les femmes ont toujours travaillé, en fonction des conditions favorables ou non de leurs époques. A travers les siècles, elles ont pu occuper différents postes même très prestigieux notamment dès le XIIIème siècle, de médecins. Elles seront néanmoins vite relayées à des postes beaucoup moins importants ou simplement à celui de mère au foyer.

Dans des périodes, pas si éloignées de nous, elles étaient uniquement considérées pour « repeupler le pays ».

Nous savons que durant les périodes de guerre, les entreprises avaient besoin de main d’œuvre pour continuer leur activité et les femmes ont prêté main forte dans ces temps difficiles. Elles occupaient toutes les fonctions nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise et de l’Etat (tout comme les hommes).

Le retour du front n’a pas permis à tous les foyers de supprimer la rémunération gagnée par l’épouse dans le couple. Du coup, quelques unes ont conservé leur travail.

Actuellement, avec l’allongement des études, de plus en plus de femmes accèdent à des postes de cadres, cadres supérieurs voire de direction. Une loi impose également une mixité dans les conseils d’administrations.

Néanmoins, la réalité est là : les femmes occupent souvent des métiers d’exécutantes : ouvrière, vendeuse, aide soignante, femme de ménage, puéricultrice etc.

Les inégalités homme/femme

La plupart des métiers ne sont pourtant pas adaptés à une vie de famille équilibrée. Un cadre homme sera moins impacté par l’arrivé d’un nouveau né dans son foyer. Une cadre femme sera en congé maternité, voire parental, ce qui freine les entreprises à recruter des femmes pour ces postes clés.

A travail égal, considérations égales… en théorie.

Depuis lors, des revendications relatives à l’égalité de la rémunération, de la formation et de promotion sont souvent demandées.

Les femmes cumulent souvent un emploi et une famille. L’interdépendance entre les deux missions ne permet pas à toutes les femmes d’arrêter de travailler pour élever les enfants. Le coût de la vie actuelle nécessite un confort financier important.Même seule, elle doit subvenir à ses besoins.

Pendant de nombreux siècles, la femme n’avait pas le choix de travailler. Nombreuses sont celles qui se sont battues pour avoir le droit d’exercer une activité professionnelle. Mais aujourd’hui a-t-elle vraiment le choix ?

A-t-on le choix de ne pas travailler?

Le conflit psychologique

Aujourd’hui, une femme a la liberté et la possibilité de choisir d’exercer une activité professionnelle. 

Or, actuellement, les besoins de financement sont tellement importants qu’une personne ne peut pas se permettre de ne pas avoir d’activité professionnelle non rémunératrice.

Les femmes ne sont plus là pour « repeupler le pays » mais elles occupent encore ce rôle. Elle bénéfice d’un congé maternité rémunéré puis la Loi permet un congé parental accordé à l’un des deux parents jusqu’au 2 ans de l’enfant. Ce qui veut potentiellement dire que le couple doit pallier aux dépenses du foyer avec un seul revenu pendant la petite enfance ou confier ses enfants à un système de garde (nourrice, halte garderie, créche…) et ce, jusqu’à l’entrée en maternelle de l’enfant.

La femme est tiraillée entre reprendre son emploi au 3 mois de son enfant et payer une autre personne pour l’élever ou rester à la maison et se couper de son environnement de travail pendant quelques temps.

Sociologiquement, une femme au foyer reste une femme qui est inactive. Il n’est pas évident pour les femmes ne renoncer à leur carrière pour s’occuper de la maison

Financièrement, en imputant un salaire à son foyer, elle devient totalement dépendante de son conjoint ou mari. Cette situation la laisse dans une position inconfortable en cas de difficulté dans le couple.

Le mouvement Mumpreneur

Elles sont de plus en plus nombreuses à amorcer un virage dans leur carrière professionnelle lorsqu’elles fondent une famille. Pendant ce temps, tout est remis en cause. Trouver un emploi rémunérateur et permettant une flexibilité pour s’occuper de ses enfants et de son foyer est une priorité. Les femmes peuvent alors s’accomplir sur plusieurs plans : famille, accomplissement personnel et professionnel.

Il n’en demeure pas moins que les premières années sont difficiles et si le couple parental n’est pas soudé, cette aventure peut vite peser sur la famille.

Cette solution permet néanmoins aux femmes de trouver un talent et des compétences acquises dans leurs précédents emplois qu’elles peuvent exploiter pour leur nouveau travail. De nombreuses femmes avec des métiers très prestigieux se sont lancées dans l’aventure entrepreunariale. Le mouvement  des mumpreneurs prend de l’ampleur. Il est peut être une réponse à liberté d’exercer une activité professionnelle pour les femmes.

Ces réflexions sont le fruit d’un travail de dissertation que j’ai réalisé pour ma certification en coach d’affaires et j’ai trouvé le sujet très intéressant pour mon blog.

Dis nous en commentaire si tu penses que les femmes ont réellement le choix de travailler ou non. Bonne lecture !

A-t-on le choix de ne pas travailler?
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